Dans l’annĂ©e qui suivit ELZA repris ses Ă©tudes Ă la fac, et accepta souvent qu’ ALEXANDRE vint la voir dans son joyeusement dĂ©sordonnĂ© et minuscule studio de la rue de Belleville. LĂ , ALEXANDRE lui prĂ©parait des petits plats de lĂ©gumes, comme autrefois, ils discutaient des heures entières ; et parfois, il semblait Ă ALEXANDRE que rien n’avait changĂ©, qu’ils s’aimaient toujours, et certes c’Ă©tait vrai, ils s’aimaient toujours. Mais ELZA autrement qu’ALEXANDRE ne l’aimait. C’est Ă dire qu’elle ne le dĂ©sirait plus.  » oui, c’est Ă©trange,je sais, disait-elle, mais il en va du dĂ©sir comme de la destinĂ©e du monde , ils sont mystĂ©rieux , voilĂ tout ! Et on ne peut rien y faire « .
Certes,ils s’embrassaient encore et se cajolaient longuement, mais chaque fois que l’Ă©treinte devenait plus sexuelle, ELZA se dĂ©gageait. Après avoir caressĂ© ses seins, le sexe tendu dans son pantalon, ALEXANDRE Ă©chouait toujours Ă deux doigts des poils pubien. Et ELZA Ă©tait aussi intraitable qu’ALEXANDRE insistant. Bien souvent cela se terminait en hurlement. ELZA criait contre ALEXANDRE, voir le chassait de chez elle ; mais chaque fois, comme elle l’aimait, elle ne pouvait s’empĂŞchĂ©e de l’accueillir Ă nouveau.
Elle avait besoin de lui, besoin de ses avances qui la flattaient, et un soir, il fallait s’y attendre, parce que particulièrement disposĂ©e, elle ne rĂ©sistât pas.
ALEXANDRE la pris dans ses bras puissants. Elle, soulevĂ©e,s’agrippait aux Ă©paules d’ALEXANDRE, ses minces cuisses par dessus les avant bras de son amant, il l’empala,et Ă la force de ses bras la faisait monter et descendre un long moment, jusqu’Ă ce qu’il n’en puisse plus, jusqu’Ă ce qu’il tombe dans le fouillis des papiers jonchĂ©s sur sa moquette , et que lĂ , il commence Ă la lĂ©cher savamment, sa langue titillant son clithoris, en de rapides coups de langues, qui faisaient se cabrer ELZA. Et lorsqu’elle eut jouit, ALEXANDRE, sitĂ´t après, la darda de son sexe, trop heureux de le sentir en elle, encore une fois. Mais dĂ©cidĂ©ment, il Ă©tait dit que c’Ă©tait la fin de leur idylle, car les deux autres fois oĂą ELZA consentit Ă faire l’amour furent les plus pitoyables de la vie d’ALEXANDRE. Il Ă©jaculait vite, ne donnait rien, et ne ressentit pas plus. ELZA qui s’Ă©tait convaincue qu’ALEXANDRE Ă©tait un piètre amant, ne voulut plus qu’il la touche Ă partir de ce moment lĂ . Ce qui fut effectif et mena ALEXANDRE au dĂ©sespoir. Chaque fois qu’il quittait sa belle. Mais ELZA voulait toujours le revoir. Elle lui donnait des nouvelles de la famille.
JULIE et son mari s’Ă©taient sĂ©parĂ©s pour cause d’incompatibilitĂ© d’humeur. Le frère d’ELZA les tenaient toujours un peu Ă©loignĂ©es de sa vie de jet-setteur. PAUL, et c’est ce qui Ă©mut le plus ALEXANDRE, allait mal. Durant l’hivers,il eut ce que tout le monde prit pour une grave pneumonie et se rĂ©vĂ©la ĂŞtre un syndrome infectieux aigu respiratoire causant une altĂ©ration de son Ă©tat gĂ©nĂ©ral. Il faut dire, PAUL avait fumĂ© le cigare plus de trente ans durant. Le benzopyrène prĂ©sent dans la fumĂ©e et les pesticides dĂ©posĂ©s dans les feuilles de tabac, après avoir franchient la membrane cellulaire, s’Ă©taient fixĂ©s sur l’ADN de la cellule pulmonaire, au point de modifier son ADN, et de transmettre cette perturbation Ă toute sa descendance de cellules.
Ces modifications monstrueuses sur les cellules suivantes, affectaient leur taille, leurs formes et leurs compositions, Ă un rythme si effrĂ©nĂ© et anarchique que le tissu cancĂ©reux occupa les espaces interstitiels du poumon droit ; et qu’il faudrait envisager une ablation du poumon.
La nouvelle Ă©tait donc tombĂ©e comme un couperet, jetant dans l’effroi les jumelles, devant tant de malchances. Sa mère d’abord, et maintenant son père que menaçait l’ombre de la nuit Ă©ternelle.
Au dĂ©but du printemps , PAUL subit l’ablation de sa tumeur cancĂ©reuse. Tout le monde craignit pour sa vie, mais l’opĂ©ration se dĂ©roula bien. On pouvait croire qu’il Ă©tait sauvĂ© mĂŞme s’il lui faudrait subir de la chimiothĂ©rapie. Après , ses sĂ©ances, durant lesquelles PAUL souffrit de maux de tĂŞte, de vomissement, de douleurs lancinantes. Il alla en villĂ©giature dans une maison de repos. Chaque fois qu’ ALEXANDRE voyait ELZA, il prenait des nouvelles de son père. Celui-ci s’en remettait difficilement et il avait beaucoup maigri et vieilli prĂ©maturĂ©ment, mais il tenait le coup… .
Après son retour d’IBIZA, les choses s’Ă©taient plutĂ´t bien passĂ©e entre BAHIA et ALEXANDRE, comme au fond d’eux-mĂŞme, ils s’aimaient toujours, et parce qu’OLIVIER, le rival, avait dĂ» partir en Afrique du Sud, pour un stage d’une durĂ©e indĂ©terminĂ©e. BAHIA conversait avec lui par lettres, dans lesquelles elles se comparait Ă l’Anne de Buridan, ne sachant de l’orge ou de l’avoine, quel met il prĂ©fĂ©rait, ce qui le laissa mort de faim. Oui BAHIA aimait deux hommes comme ALEXANDRE aimait deux femmes. Et aucun des deux ne voulaient choisir, les Ă©vĂ©nements allaient leur dicter leur conduite. En attendant BAHIA qui s’Ă©tait refusĂ©e Ă ALEXANDRE pendant un mois, par jalousie, recommençait Ă lui faire l’amour de longues heures durant.
Et n’eut Ă©tĂ© la prĂ©sence quelque part de leurs rivaux, on eut dit que les deux amants s’Ă©taient remis ensemble pour de bon. ALEXANDRE avait trouvĂ© un contrat-emploi-solidaritĂ© Ă la Poste , oĂą il effectuait du tri, lequel emploi, vu qu’il Ă©tait aimĂ© et apprĂ©ciĂ©, allait lui donner l’occasion d’occuper un bureau avec tĂ©lĂ©phone, ordinateur et tout le toutim , quand pour remplacer un congĂ© maternitĂ©, chance lui fut offerte d’occuper un CDD d’assistant commercial. Quand il rentrait, BAHIA qui s’Ă©tait mise Ă la cuisine, lui prĂ©parait de bons petits plats, fins et lĂ©gers. Puis ils regardaient un peu la tĂ©lĂ©vision et allaient faire l’amour. SHAFIK, le voisin Ă©tait toujours de bon conseil pour ALEXANDRE, lui suggĂ©rant d’intensifier sa sĂ©duction, de multiplier les petites attentions s’il voulait s’attacher les faveurs de sa belle. Tandis que SOUAD enseignait Ă BAHIA, la tempĂ©rance et une certaine forme de soumission pour le bonheur du couple. Soumission Ă laquelle BAHIA , si sauvage parfois, s’Ă©tait rĂ©vĂ©lĂ©e Ă©trangère.
BientĂ´t BAHIA ne reçu plus de nouvelles de son amant, et il sembla que l’histoire se termina lĂ . Un soir qu’elle Ă©tait rentrĂ©es après lui, sans qu’il sut jamais pourquoi, sinon Ă supposer que quelqu’un lui avait titille l’anus, BAHIA s’agenouilla, et elle se mis Ă quatre patte sur le tapis et demanda Ă ALEXANDRE de la dĂ©puceler du cul.
Trop ravi, ALEXANDRE s’agenouilla pour lui humecter le pourtour de l’anus avec sa langue, et après avoir introduit un doigt y plongea son sexe. BAHIA qui Ă©tait bien dans son corps, jouit facilement, et depuis ils pouvaient ajouter cette province du sexe, Ă l’empire de leurs sens ; ALEXANDRE ne manquant jamais au cour de leurs Ă©bats de la limer par derrière, ce qu’elle aimait toujours bien.